Brèves du Moyen-Orient

Publié par Catherine Quintard le 20/12/2010 | Immobilières

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1- Le secteur du commerce à Dubaï risque d'être pénalisé par une surabondance des centres commerciaux dès 2013... l'impact de la crise financière mondiale pouvant réduire le flux des touristes. 
   "La surface des centres commerciaux à Dubaï est en passe d'augmenter de près de 30% entre 2010 et 2013", a relevé le groupe immobilier Colliers International dans une étude sur le commerce au détail au Moyen-Orient et en Afrique du nord. Le marché sera confronté à une offre supplémentaire de plus d'un million de mètres carrés à Dubaï à l'horizon 2013, alors que "les incidences de la crise financière mondiale pourraient se traduire par une baisse de la demande extérieure", note Colliers International.

Dubaï s'est imposé comme un centre d'affaires et une destination touristique régionale en investissant des milliards de dollars dans la construction de galeries commerciales modernes et spacieuses, munies d'attractions touristiques comme une piste de ski couverte et un gigantesque aquarium. L'économie de Dubaï, touchée de plein fouet par la crise financière mondiale qui a tari les investissements étrangers et fait éclater la bulle immobilière, principal moteur de croissance de l'émirat, mise désormais sur le commerce et le tourisme pour refaire surface.

2- Le Qatar et ses voisins arabes du Golfe devraient tirer profit de la Coupe du monde de football de 2022 à Doha, à la faveur des énormes investissements envisagés en prévision de cet événement, selon une étude publiée dimanche.
"L'organisation du Mondial ajoute un sentiment d'urgence (...) pour la réalisation des projets essentiels pour le succès de l'événement", ajoute le rapport.

Les principaux projets sont un métro et un réseau ferroviaire rapide (25 milliards de dollars), dont une partie devrait être opérationnelle pour le Mondial, et l'aéroport international de Doha (10 milliards de dollars), dont la première phase sera ouverte en 2012.
   Parmi les autres grands projets, l'étude cite un port en eau profonde (7 milliards de dollars), un pont devant relier le Qatar et Bahreïn (4 milliards de dollars), ainsi qu'une enveloppe de 20 milliards de dollars pour des projets routiers.
   Sans oublier les 12 stades (4 milliards de dollars) de la compétition.
   L'ensemble de la région du Golfe devrait tirer profit des retombées de ces projets au Qatar, et en premier lieu les entreprises et les établissements financiers.  

Source AFP, le 19/12/10