Le chauffage électrique amplifie les pics de consommation d'électricité

Publié par Catherine Quintard le 07/02/2012 | Immobilières

Photo de l'article

L'envolée de la consommation d'électricité en France en période de grand froid est liée en partie au suréquipement du pays en radiateurs électriques, installés dans près d'un tiers des logements existants et massivement choisis dans les appartements et logements neufs.

Comme l'explique l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe) sur son site internet, le chauffage électrique "équipe environ 31% des logements individuels et collectifs en France". Et cette solution se taille la part du lion dans le neuf où elle a été utilisée dans 80% des logements construits en 2009.

Cet engouement s'explique par une série de facteurs: le prix du kilowatt-heure plus stable que celui des énergies fossiles (gaz ou fioul), un faible investissement initial, et une installation beaucoup plus simple qu'un chauffage central à eau chaude.
Bien qu'économiques à l'achat, les radiateurs électriques, particulièrement les convecteurs (parfois surnommés "grille-pains"), sont sur le long terme "plus coûteux que des solutions plus performantes ou que des solutions faisant appel aux énergies renouvelables", souligne l'Ademe.
Selon elle, les radiateurs électriques (sauf les modèles plus récents à accumulation de chaleur) "contribuent aux pics de consommation électrique" observés en France vers 19H qui peuvent entraîner des risques de coupure sur le réseau de transport de l'électricité lors de périodes de grand froid".

Mais le chauffage n'est pas la seule raison des pics: lorsqu'ils rentrent du travail, les Français allument en même temps leurs radiateurs mais aussi téléviseurs, appareils de cuisson, lave-linge et mettent à recharger leurs ordinateurs portables et autres smartphones, dont la consommation électrique a explosé ces dernières années.
 

Source AFP/ADEME