Sydney, destination de rêve des étudiants, mais pas pour ses logements

Publié par Catherine Quintard le 12/05/2011 | Immobilières

Photo de l'article

Chaque année, des dizaines de milliers d'étudiants étrangers s'envolent pour l'Australie. Sydney les fait rêver mais une fois sur place, un parcours du combattant les attend pour se loger : prix exorbitants, arnaques et appartements surpeuplés sont au rendez-vous.

L'Australie accueille en moyenne 350.000 étudiants étrangers dans ses universités et instituts d'études supérieures.
Capitale du Pacifique, renommée pour ses plages, sa vie noctambule et son port spectaculaire, Sydney est la destination favorite de cette jeunesse estudiantine.

Mais bien souvent, les jeunes arrivants déchantent très vite en cherchant à se loger.
"J'ai visité un deux pièces dans Haymarket Street, qui avait l'air pas mal sur les photos", raconte Alice Lala, une jeune Française inscrite à l'université de Sydney.
"Le problème est qu'il y avait déjà 18 personnes dedans, étudiants ou salariés munis d'un permis de travail temporaire. Ils dormaient quasiment dans des boites empilées les unes sur les autres. C'était 120 dollars australiens (90 euros) la semaine. J'ai cru que c'était une blague", s'indigne-t-elle.

Matt quant à lui vient de louer un appartement minuscule pour 700 AUSD la semaine. Il propose en sous-location- illégale-un lit dans le salon (115 AUSD), un autre sur un balcon fermé (150 AUSD) et quatre places de deux lits superposés (135 AUSD chacun)...

"Le principal problème pour les étudiants à Sydney, c'est le manque de logements bon marché", constate David Burrows, du service du logement à l'Université de Sydney, qui n'a que 2.500 lits à proposer à ses 10.800 étudiants.

Via internet, le site "gumtree.com.au" est le plus réputé, mais si la plupart des annonces sont honnêtes, les arnaques existent bel et bien.
"La plus courante est la fausse annonce où l'étudiant doit envoyer de l'argent pour être sûr de ne pas se faire souffler l'affaire. Et au bout du compte, il n'y a rien", indique David Burrows.

Au centre juridique de Redfern, les plaintes concernant le non-remboursement de la caution sont les plus courantes.

Pour éviter tous ces pièges, les étudiants finissent parfois par se tourner vers les agences immobilières, où les conditions sont plus transparentes, mais la durée des baux, de 6 à 12 mois minimum, souvent rédhibitoire pour les étudiants dont le séjour sera plus court.

La municipalité de Sydney dit être démunie pour remédier à ce réel problème.

Source : AFP