A Vancouver, les Chinois fortunés font flamber l'immobilier

Publié par Catherine Quintard le 18/07/2011 | Immobilières

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L'immobilier flambe à Vancouver, où l'afflux d'immigrés asiatiques, en particulier chinois, fait grimper les prix dans la métropole de l'ouest canadien.
Les chiffres : 14% d'augmentation du prix moyen des maisons en 2010... Des prix qui pourraient même croître encore de plus de 15% en 2011.

Su Yi Bin, cambiste originaire de Chine, souhaite acquérir une villa dans le quartier huppé de West Vancouver pour loger sa famille.
Immigré depuis peu, il partage sa vie professionnelle entre Vancouver et Shanghaï.
"Pour mon enfant, faire ses études et grandir ici lui permettra de s'intégrer pleinement dans un mode de vie international. Cela ne serait pas possible en Chine", explique-t-il.
Son rêve a un prix: 4,3 millions de dollars pour les 450 m2 de la splendide maison qu'il visite...Mais être propriétaire à vie pèse lourd dans la balance, car en Chine, tout bail est limité à 70 ans.

L'agglomération de Vancouver, la troisième du pays, est une terre d'accueil sans équivalent au Canada pour les immigrés.
Sur 2 millions d'habitants, elle en compte plus de 800.000 d'origine étrangère.
Et rien que dans la ville de Vancouver, 29% des habitants étaient Chinois ou d'origine chinoise en 2006, selon le recensement canadien.

Des demandes dinvestisseurs chinois fortunés, l'agent immobilier Clarence Debelle ne cesse den voir. En cinq mois, sa clientèle originaire de Chine est passée de deux à 40 acheteurs potentiels.
"Nous navons pas tant de maisons disponibles que cela à West Vancouver. Et les acquéreurs chinois achètent un très grand nombre d'entre elles. Je pense que les prix vont continuer à augmenter", estime-t-il.

Source AFP