Bataille judiciaire autour de l'éclairage parisien

Publié par Catherine Quintard le 12/05/2011 | Immobilières

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Le préfet d’Île-de-France, Daniel Canepa, a demandé l'annulation du plus gros marché public de Paris, portant sur l’éclairage de la ville, remporté par  Bouygues et Vinci.

Il dénonce dans une missive que s’est procurée Le Parisien, " les irrégularités dont la procédure de passation est entachée et des "doutes sérieux sur la légalité" de ce marché.

"Un préfet demandant au tribunal l’annulation d’un contrat de la Ville de Paris, je n’avais jamais vu ça ", s’étonne Jean-François Legaret, maire du 1er arrondissement.

La mairie se dit elle aussi surprise, mais se veut rassurante sur l’issue de ce litige, même si elle concède tout de même que " si la justice devait casser l’éclairage public, ‘ce serait le scénario catastrophe’", rapporte Le Parisien.

Conclu en janvier dernier pour un montant proche de 900 millions d'euros, cet accord entre la Mairie de Paris et le consortium composé de Bouygues et Vinci, a signé la fin de l'approvisionnement en électricité par Veolia et EDF, via leur filiale Citelum, des plus beaux monuments de Paris (l’Arc de triomphe, le Panthéon...), de quelque 1800 feux rouges et presque 200.000 lampadaires.

Ces prestataires historiques ont été évincés de l'appel d'offre, contre toute attente, pour vice de forme " Veolia, EDF et Suez avaient été écartés du marché après une incroyable erreur… il manquait des pages essentielles à leur dossier ", cite le quotidien.

Le tribunal administratif de Paris rendra sa décision le 20 mai.

Source:Lefigaro.com