Envie d'habiter un lieu alliant l'originalité et l'Histoire ?

Publié par Catherine Quintard le 02/08/2011 | Immobilières

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...Pourquoi pas une église ?!

Les coûts élevés d'entretien et de restauration, la baisse de fréquentation, l'isolement géographique... de plus en plus de diocèses mettent en vente leurs édifices religieux afin de leur éviter une potentielle destruction.

Le marché des bâtiments religieux, un marché comme les autres?

Pas tout à fait. Comme l'indique LeFigaro.fr, "à l'exception des biens immobiliers religieux appartenant à des particuliers, leur propriété est régie par la loi sur la séparation de l'Église et de l'État du 9 décembre 1905."
Ce qui signifie que les édifices religieux bâtis après cette date sont détenus par les diocèses, qui sont libres de les vendre.
En revanche, ceux antérieurs à 1905 appartiennent à l'État. "Ces bâtiments-là ne peuvent être cédés qu'à titre dérogatoire : le diocèse et l'État peuvent conclure des accords, au cas par cas, lorsque aucun d'eux n'est en mesure de restaurer un bien en particulier" précise le site.

Le profil des acheteurs ?

- Des particuliers, dont la préférence va aux abbayes et prieurés (plus accessibles financièrement) pour une reconversion en logement ou résidence secondaire.
- Des sociétés, qui optent le plus souvent pour une reconversion en hôtels ou chambres d'hôtes.
 
En France, ces édifices peuvent se vendre à partir de 150.000 euros et jusqu'aux alentours de 3 millions.

Des projets controversés ?

Oui, il en existe... L'église Saint-François-d'Assise, à Vandœuvre-lès-Nancy, construite dans les années 60, a été vendue au printemps dernier pour le prix de 1,35 million d'euros à un promoteur qui va en faire ... un centre commercial !