Humour noir fiscal... le vice-Premier ministre grec s'en donne à coeur joie

Publié par Catherine Quintard le 28/09/2011 | Immobilières

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Le vice-Premier ministre grec, Théodore Pangalos, a mis ce mercredi au défi son homologue aux Finances, Evangélos Vénizélos, de le jeter en prison, s'affirmant dans l'incapacité de payer une taxe immobilière adoptée d'urgence mardi pour renflouer les caisses grecques.

"Ma fortune immobilière ne résulte que d'héritage, je n'ai rien acheté par moi-même, et comme je n'ai pas les 17.500 euros" requis pour payer la nouvelle taxe "je vais être obligé de vendre quelque chose", a affirmé M. Pangalos sur la télévision Méga. 

"Si je ne trouve pas, Vénizélos peut m'arrêter et me mettre en prison", a ajouté ce poids lourd et vétéran de la majorité socialiste, coutumier des déclarations tonitruantes.

"Je considère que les marges fiscales de la société sont épuisées, et ce déjà depuis un certain temps", a-t-il insisté, en commentant la rafale de nouvelles mesures imposées depuis quelques semaines aux Grecs sous la pression des créanciers du pays (zone euro et Fonds monétaire international).

S'il n'a pas vraiment convaincu sur la réalité de ses difficultés financières, ce descendant d'une grande famille athénienne a su exprimer la grogne du corps social, dressé toutes classes et partis confondus contre la taxe immobilière.

Cette mesure, annoncée en catastrophe et votée mardi soir, a provoqué un tollé dans ce pays où le taux de propriété dépasse les 70%, l'immobilier étant depuis des générations perçu comme la valeur refuge.

Au lancement de la cure d'austérité administrée à la Grèce, en 2010, M. Pangalos avait au contraire pris l'opinion à rebrousse-poil, en évoquant une responsabilité collective des Grecs dans la gabegie ayant creusé la dette publique....