Le président de la FNAIM 24 : "Il faut respecter la loi"

Publié par MArine HAMMER le 24/03/2016 | Immobilières

INTERVIEW - Le président de la la FNAIM 24, Bernard DOUDET s'exprime dans le journal de la Dordogne suite à l'enquête d'UFC-QUE CHOISIR sur le manque de transparence des agences concernant les honoraires d'agences (loi ALUR). Il s'étonne de l'attaque sur le plafonnement des frais d'agence, peu en adéquation, avec un marché périgourdin peu actif. Lire sa réaction...

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"Il faut respecter la loi, ne pas afficher ses honoraires, ce n'est pas normal !" commence Bernard Doudet, le patron de l'agence Citya, rue Gambetta, qui est aussi le président de la Fnaim 24 (Fédération nationale de l'immobilier), qui "à titre personnel", ne se sent pas pointé du doigt.


"La loi ALUR est récente et on fait en sorte que notre quarantaine d'adhérents en Dordogne, soit formée sur ses différents pans : gérance, location, transaction et syndic, explique l'agent immobilier. 
On donne de bonnes pratiques, mais on ne va pas chercher dans chaque agence ! Si certaines ne respectent pas le fond et la forme, c'est normal qu'il y ait des remontés négatives".

 

Bernard Doudet s'étonne de l'attaque sur l'entente à la hausse des frais d'agence : "Je ne remets pas en cause la véracité de l'enquête locale, mais c'est difficile de trouver des agences qui ne jouent pas le jeu, cela perturberait un marché très actif, assure-t-il, en prenant un exemple. "Pour un appartement classique, de 50 m² en moyenne - le plafond réglementaire est donc de 550€ - on demande l'équivalent d'un loyer chargé soit environ 420€, on reste loin du plafond !

 

L'agent confie tout de même : "Mon premier client, c'est le propriétaire qui me fait confiance, qui a besoin d'un service : un appartement en bon état et un locataire qui paie. Mon deuxième client, ce qui ne veut pas dire qu'il a moins d'importance, c'est le locataire, avec qui on prend des assurances et auquel on doit demander des documents obligatoires, qui sont suffisants. Monter un dossier a un coût, c'est un gros boulot. On ne fait pas que faire une visite et remplir un bail, il faut aussi le comprendre."


Propos recueillis par Marie BERTHOUMIEU - Dordogne