"Pentagone français" : enquête pour corruption, pas de nature à bloquer le projet

Publié par Catherine Quintard le 07/12/2011 | Immobilières

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Gérard Longuet, ministre de la Défense et des Anciens combattants, a déclaré à l’AFP ce mercredi 7 décembre que l'information judiciaire pour corruption à propos de l'attribution du chantier du futur siège du ministère de la Défense à Paris n'était pas de nature à bloquer ce projet qui doit débuter en février 2012.

Ouverture d’une information judiciaire
Une information judiciaire pour corruption et trafic d'influence, ouverte depuis février de cette année, porte sur d'éventuelles malversations lors de l'attribution du chantier du futur siège du ministère de la Défense à Paris, surnommé le "Pentagone français".
Pour rappel, le groupe Bouygues, associé à l’architecte Nicolas Michelin,  a été choisi en février par le gouvernement et a signé le contrat en mai pour la construction du futur siège du ministère de la Défense, situé à Balard, dans le XVe arrondissement de Paris, et qui doit être achevé à l'été 2014.

Ce n'est pas un petit noyau refermé [qui a décidé], c'est neuf groupes de travail, trois ans de travail, 130 personnes. Tout cela est très, très transparent", a précisé le ministre de la Défense tout en insistant sur le fait "que rien ne laissait apparaître quelque chose d'inacceptable, compte-tenu de l'ouverture du système" mis en place pour ce projet et son attribution.
 

Cette enquête bloquera-t-elle le chantier ?
Nullement,  "cela ne bloque pas le chantier. Il doit commencer en février, c'est un chantier important qui est indispensable au fonctionnement nouveau d'un ministère moderne", a répondu M. Longuet à l’AFP.

Le "Pentagone français"
Couvrant plus de 16 hectares avec plus de 300 000 m² à aménager, ce nouveau site déjà en effet surnommé le « Pentagone français » sera le plus vaste chantier à Paris depuis la Bibliothèque nationale de France, conçue par Dominique Perrault et inauguré en 1995.
Il s’agit d’y regrouper fin 2014 environ 9 300 militaires et civils du ministère de la Défense.

Entre 2,7 et 4 milliards d’euros
Pour ce contrat, le ministère de la Défense a fait le choix d’opter pour un partenariat public privé (PPP) d'une ampleur inédite pour une administration, rapporte l’AFP. L'Etat ne commencera à payer qu'en 2014, lorsque les nouveaux bâtiments seront livrés. Pendant vingt-sept ans, il devra alors débourser une redevance annuelle comprise entre 100 millions et 150 millions d'euros.
Cette redevance comprendra entre autres les coûts de construction, les frais financiers, l'entretien et la maintenance des bâtiments, les services divers comme le jardinage et la restauration….
Sur vingt-sept ans, cela représentera au total 2,7 milliards d'euros si la redevance est à 100 millions et 4 milliards si la redevance à 150 millions.

Avec AFP, photo Gérard Longuet