Quand lieu public et cinéma font bon ménage

Publié par Catherine Quintard le 06/04/2011 | Immobilières

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A l'instar des particuliers, "l'Etat compte tirer des revenus de son patrimoine immobilier en y facilitant les tournages pour le cinéma et la télévision", commente le Figaro.
"Les casernes, prisons, hôpitaux et de nombreux autres lieux publics ont un très grand intérêt cinématographique, rappelle Claude Rubinowicz, directeur général de l'Apie (Agence du patrimoine immatériel de l'Etat). La demande est forte mais il faut une véritable approche professionnelle pour ce genre de prestation."

Selon le quotidien, la journée de tournage est tarifée entre 300 euros pour un bureau simple et anonyme jusqu'à 5 500 euros pour une salle prestigieuse.
Tel le palais Farnèse, à Rome, siège de l'ambassade de France (photo), qui a retiré 146.000 euros d'une location de huit jours pour abriter le tournage du dernier film de Nanni Moretti avec Michel Piccoli, indique l'Apie.
Le tournage du film "Marie-Antoinette" de Sofia Coppola a rapporté quant à lui, 300.000 euros au château de Versailles en 2005.

En 2010, les espaces publics ont accueilli 150 tournages, dont 51 sur des lieux gérés par le ministère de la Justice. 
Le ministère de la Défense, qui dispose du plus gros patrimoine immobilier en France, ne devrait pas tarder à voir ses bases, casernes et terrains entrés dans le peloton de tête des retombées financières.  
En 2010, les tournages ont donc généré pour l'Etat 2 millions d'euros de recettes reversés aux administrations..."De quoi susciter de nouvelles vocations de cinéphiles dans la fonction publique !" conclut le Figaro.